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Que sont-ils devenus ? Pleins feux sur Elio Cordoano…


portraitPour rappel : tous les mois nous retraçons dans le présent BI le parcours professionnel d’un(e) ancien(ne) de l’ecsedi ou de l’isalt et recueillons ses souvenirs. Vous êtes ancien(ne) et souhaitez figurer dans notre galerie de portraits? Contactez effelle@skynet.be !

Ce mois-ci, Elio Cordoano, diplômé de l’isalt en 2003, nous rapporte que…

« Depuis mes premiers cours à l’isalt, une idée germait dans ma tête », écrit Elio, «… celle de travailler à l’étranger. Une opportunité que mon stage de dernière année m’a donnée. Après avoir personnellement choisi le secteur hôtelier pour lequel j’avais une certaine affinité, j’ai décroché un stage au Westin Excelsior, à Rome. Un tremplin vers le monde de l’emploi. Cette expérience m’a démontré l’importance de choisir judicieusement son stage de dernière année. Un stage dans une société renommée, si possible internationale, est votre meilleure carte de visite lorsque vous recherchez un premier emploi.

Fort de cette expérience, j’ai choisi de continuer à tracer ma voie dans le secteur de l’hôtellerie qui, après mon stage à Rome, m’a amené à travailler à Bruxelles, Copenhague et Venise, successivement pour les hôtels Renaissance, Marriott, Sheraton, Westin et Hilton. Touche à tout, je m’y suis frotté au front office, au night audit, à la comptabilité, à l’événementiel et au commercial.

Après 5 ans d’activité fébrile, j’ai décidé de me poser et de répondre à la question qui me taraudait depuis longtemps... Y a-t-il une vie hors de l’hôtellerie ? Logique… Ce secteur a énormément à offrir, mais demande également un investissement personnel à la mesure de ses opportunités. Résultat? Deux ans et demi passés au marketing pour une société de cosmétiques, Nu Skin, en tant que responsable reconnaissance et événements.

Une expérience cruciale ! C’est lors de cette dernière expérience en marketing que j’ai pu acquérir certaines notions qui me manquaient, notamment le marketing produit, la communication et le marketing online. Cela m’a décidé à créer ma propre entreprise, une envie qui me taraudait depuis un moment déjà et qui s'est concrétisée, en 2010, par le lancement du site web www.slow-chic-sardinia.com, une plateforme de réservation hôtelière en ligne dédiée à une hôtellerie de niche sur une île jadis jalousement gardée secrète : la Sardaigne. Un défi qui me permet d'appliquer les recettes les plus modernes du marketing viral, le site fait l'objet d'une promotion principalement sur les médias sociaux, entre autres sur www.facebook.com/slowchichotels.

Il aurait été probablement plus facile, moins onéreux et plus rentable de m’adosser à un géant de la distribution hôtelière en ligne, tel Pegasus, et de venir avec un énième site de réservation en ligne proposant des centaines de destinations et des milliers d’hôtels. Mais après avoir travaillé tant d’années pour des multinationales, je me suis inspiré d’une démarche entrepreneuriale différente. Mon but ? Créer un produit de niche auquel les hôteliers seraient fiers de participer et, surtout, un produit capable de véhiculer une certaine approche du tourisme que j’aime définir comme slow et chic. Inclure l’expérience du temps dans le voyage, apprécier les bonheurs simples offerts par un paysage grandiose ou une cuisine locale authentique. Proposer des hôtels de charme intimement liés à leur terroir et dont le « luxe » ne serait pas jugé par le nombre d’étoiles…

Avec le recul, je me rends compte que j’ai particulièrement apprécié dans le cadre de mes études à l’isalt les notions acquises en comptabilité, en analyse financière, en fiscalité et à d’autres cours de l’option gestion. Elles m'ont apporté une réelle valeur ajoutée, tout au long de mon parcours professionnel et quelle que soit la fonction que j’ai occupée. 

Mais au-delà de cette dimension pragmatique, je voudrais terminer mon témoignage sur un clin d’œil et préciser que j’ai toujours eu au moins un collègue ayant fait ses études à l’isalt, au cours de chacune de mes expériences professionnelles – que ce soit en Belgique, au Danemark ou en Italie, dans le secteur du tourisme ou en dehors. Eh oui… Le monde est décidément un petit village et l’isalt vous ouvre bien des portes! »

Bonne continuation, Elio !